- Obtenir le lien
- X
- Autres applications
- Obtenir le lien
- X
- Autres applications
📚 Recevez GRATUITEMENT
« La Guerre des Gaules illustrée »
en vous abonnant à la newsletter
Powered by GetYourGuide
Powered by GetYourGuide
Dans les confins montagneux et boisés dominant Kayaçık, un chevrier a récemment mis au jour une stèle sculptée avec une finesse exceptionnelle. Alors qu’il guidait son troupeau à travers ces reliefs escarpés, la pierre antique est apparue, comme exhumée par le hasard et le temps, offrant à la recherche archéologique une fenêtre rare sur l’Anatolie de l’Antiquité.
Premières investigations et précautions
Avertie sans délai, la Direction du Musée de Fethiye a mandaté une équipe d’archéologues pour évaluer la découverte. Le site, niché dans les plateaux accidentés du district de Seydikemer, présentait toutefois un accès si difficile que les spécialistes ont jugé prudent d’ensevelir de nouveau la stèle. Cette mesure, purement conservatoire, visait à écarter tout risque de pillage dans une région où les routes cèdent rapidement la place aux sentiers de chèvres.
Une opération de récupération digne d’une expédition
La seconde phase, destinée à extraire et transporter l’objet en toute sécurité, s’est révélée éprouvante. Après une marche d’environ trois quarts d’heure depuis la route la plus proche, les chercheurs ont dégagé une première fois la stèle, puis enveloppé soigneusement la pierre, fragilisée par les siècles.
Commença alors une lente descente : près de sept heures d’efforts pour franchir des pentes abruptes, contourner des rochers instables, progresser sur des passages où la terre se dérobe. Chaque pas, mesuré, visait à préserver l’intégrité de ce témoin du passé, lourd de sens autant que de matière.
Analyse préliminaire : un monument funéraire d’une grande rareté
Les premières estimations situent la stèle entre le Ier et le IIIe siècle avant notre ère, une période où les monuments funéraires en forme d’autel étaient répandus dans les provinces romaines d’Anatolie. Toutefois, selon les archéologues impliqués dans l’étude, cet exemplaire se distingue nettement par la richesse de sa décoration en relief et par la netteté de son inscription, offrant une source épigraphique considérable pour la compréhension des pratiques mémorielles locales.
![]() |
| (Photo AA) |
Iconographie : un portrait familial figé dans la pierre
La face principale représente un homme et une femme, probablement les membres d’une même famille ou d’un couple dont la mémoire était ici honorée. Leurs vêtements, la disposition des plis, leur coiffure minutieusement gravée constituent autant d’indices sur les habitudes vestimentaires et les codes sociaux de la région à l’époque romaine. Sous ces figures humaines, une inscription précise semble livrer des informations complémentaires sur le défunt auquel le monument était dédié.
L’un des panneaux latéraux dévoile une couronne sculptée — symbole de respectabilité et peut-être d’un statut particulier au sein de la communauté locale. Ce détail ornemental renforce l’hypothèse selon laquelle la personne commémorée jouissait d’une certaine distinction sociale.
Conservation et avenir muséal
Désormais transférée dans l’enceinte sécurisée du musée, la stèle sera soumise à un nettoyage minutieux suivi d’un traitement de conservation. Une fois stabilisée, elle rejoindra officiellement les collections permanentes, offrant au public comme aux chercheurs un nouvel accès à l’imaginaire funéraire de la Rome anatolienne.
Une découverte née du hasard, mais lourde d’enseignements
Ainsi, l’attention d’un simple gardien de troupeau a permis l’émergence d’un objet d’une rare valeur historique. La stèle, arrachée à l’oubli au cœur des montagnes, rappelle que les paysages les plus reculés conservent parfois les pages les plus riches de notre mémoire collective.
#Archéologie #HistoireAntique #Anatolie #Patrimoine #Turquie #Musée #DécouverteArchéologique #RomeAntique #Épigraphie #ArtAncien #Exploration #Culture #Histoire
Powered by GetYourGuide



Commentaires
Enregistrer un commentaire